MA VILLE ...
(pas de chance pour la photo , la place de l'Hôtel de ville est en plein travaux pour un parking "centre-ville" que les asniérois attendent depuis .... trop longtemps !!!).
Hôtel de ville - où je me suis mariée - inauguré en 1899, construit sur les plans d'Emmanuel GARNIER , des scènes de films ont été tournés autour et dans cette Mairie, notamment une scène du film de Claude Zidi, "LA ZIZANIE" avec De Funès et Annie Girardot dans la magnifique salle des Mariages.
En février 1945, le Général de Gaulle y lira un discours de son balcon à l'invitation du Maire de l'époque , J.REHAULT, Pt du Comité local de libération.
Bonjour,
promis, promis voici ma ville et mon quartier où j'évolue tous les jours depuis ... 31 ans ,
Ce n'est pas la ville que les médias laissent supposer être, l'actualité malheureuse de ces derniers mois se situe à la limite de ses "frontières" et fausse totalement sa réputation.
Je commence un peu à connaître ses coins et recoins, j'y ai mes habitudes, des amis.
De "porte à porte" comme on dit, 15 mn de la Gare St lazare et de ses quartiers de "perdition" : Galeries Lafayette, Printemps, .... 25 mn du "Marché St Pierre", de Montmartre où habite un de nos fils, et par route : 3,7 kms au nord-est de Paris.
Voici ASNIERES sur SEINE
(Eglise Ste Geneviève, 1ère messe célébrée en 1704)
C'est autour de cette église que le village d'Asnières s'est développé au cours des siècles.
La lointaine étymologie d'Asnières est "ASINARIA" ,
où déjà au moyen-âge le lieu se prêtait à l'élevage des ânes
(une "asinerie" est l'endroit où l'on élève des ânes).
(image du net)
mais bien avant, l'endroit avait probablement été habité car un mégalithe de 5 tonnes
a été exhumé lors de travaux en 1933 (près de la Mairie)
et se trouve maintenant exposé dans le square y attenant.
Une bulle du Pape Adrien IV mentionne l'existence d'une église avec cimetierre.
La population peu nombreuse est décimée par la Guerre de Cent ans.
En 1460, le village se compose de 25 habitants ! occupant 5 masures.
Et ce n'est qu'au temps du Roi Soleil que le village se développe autour de l'Eglise
Sainte Geneviève.
A la fin du 17ème siècle, un abbé (Antoyne Lemoyne) , devenu seigneur d'Asnières
de par l'achat de terres et d'une belle demeure (où se situe actuellement
notre château) , propose d'embellir le nom de
cette commune en "Asnières-Belle-Ile" où : " des gens de
bonnes conditions possèdent ici de grands maisons bourgeoises".
avant ...
maintenant ...(ancienne Poste).
1750 à 1752 : construction du château du Marquis Marc René de Voyer
de Paulmy d'Argenson par Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne
(petit-fils de Jules Hardouin-Mansart) ...
(château racheté par la commune en 1992)
(réaménagement en cours ...)
Ce chateau de style "Rocaille" ou "Louis XV" a été construit sur l'emplacement d'une maison
appartenant à la favorite du Régent Duc d'Orléans ,
la Comtesse de Parabère , où elle y demeurait
vers 1715.
En face et en léger surplomb à la Seine, les jardins s'étendaient jusquà ses rives
et l'on traversait un jardin dessiné par Mansart pour y parvenir.
(petit parc : Square du Château, dernier vestige de cette époque).
Le Marquis d'Argenson, Maréchal des Camps et Armées du roi et Directeur Général des Haras de France, se doit d'abriter les meilleurs éléments de la race chevaline, son domaine s'étend de l'actuel Pont de clichy à celui d'Asnières. Il comprend divers jardins, de grands écuries et un manège à ciel ouvert .
Petite visite rapide en images
(à savoir que le Château se visite sur R/V auprès de la Mairie
et 1 fois par an ses portes sont ouvertes pour la "Journée du Patrimoine" )
(caves du château, datant de l'ancienne demeure où il a été construit )
(galerie)
(grand salon)
(galerie)
(chambre du Marquis)
(photos extraites de documents communaux).
En 1769, le Marquis endetté, se sépare de son château .
Plusieurs propriétaires se sont succédés, jusqu'à devenir un lieu de fêtes (restaurant)
sous le Second empire, puis une école ... avant son rachat par la Mairie d'Asnières en 1992.
L'été, des manifestations culturelles s'y déroulent
(le château se transforme en lieu de théâtre)
ainsi que des séminaires d'entreprises.
En ville, toutes sortes d'architectures se cotoient ...
d'anciennes à de plus récentes ... , des petits jardins
presque abandonnés ...
des immeubles rénovés ... chargés d'histoire ...
de majestueux portails ...
des maisons de style ...
immeubles "hausmanniens" et porches ouvragés ...
...
1826 : 1er pont routier (à péage): l'obstacle que formait la Seine
(il y avait un bac tout de même) et
qui conservaitle village dans un isolement bucolique et stérile
est rompu, la population ne va plus cesser de s'accroître.
Puis en 1837, la 1ère ligne de chemin de fer (Paris St Lazare-Le Pecq)
va encore accentuer cette évolution.
(actuellement la gare, rénovée très récemment ... une des scènes du
film "Banzaï" avec Coluche a été tournée dans cette portion de rue).
de jolies boutiques y fleurissent ...
A partir de 1850, Asnières devient l'un des lieux d'animation
privilégiés des parisiens : des fêtes splendides sont données au
château d'Asnières devenu restaurant, et dans son parc,
la Seine est également le port de prédilection des canotiers et des régates.
Club d'aviron d'Asnières.
De nombreux artistes choississent notre ville comme lieu de résidence
ou d'inspiration, c'est le cas de peintres comme :
VAN GOGH :"Le Pont D'Asnières" en 1887 , Emile BERNARD, Paul SIGNAC
ou SEURAT avec son tableau de 1883 "Une baignade à'Asnières",
MONET et RENOIR en 1879 peignent chacun "La Seine à Asnières".
"Une Baignade à Asnières" de SEURAT.
en 1887, Emile BERNARD habitait Asnières, avenue de la Lauzière
et Vincent Van gogh venait y séjourner et prendre quelque inspiration,
il raconte :
"Une grande toile installée sur le dos, il (Van Gogh) se mettait en route, puis il la divisait en autant de cases, au hasard des motifs. Le soir, il la rapportait pleine et c'était comme un musée ambulant, où toutes les émotions de la journée étaient captées. Il y avait des bouts de Seine plein de bateaux, des îles aux balançoires bleues, des restaurants pimpants aux stores mutilcolores, aux lauriers roses, des coins abandonnés, et des propriétés à vendre ..."
(voyez le pont au fond, c'est celui peint par Seurat "Une baignade à Asnières",
maintenant, il soutient ... le métro !).
1860 : De par le développement industriel, des entreprises s'installent à Asnières dont notamment les Ateliers LOUIS VUITTON, toujours présents (j'habite tout à côté ...).
Le musée , rue Louis vuitton se visite gratuitement sur rendez-vous.
maison de la famille VUITTON, pas facile de la prendre en photo ... et tout à côté :
"l'usine" de production.
Je "repère" vite les employées à la sortie de fin d'après-midi ...
chacune leur sac "Vuitton"
au bras
se dépêchant de rentrer chez elles ...
Asnières est devenu "Sur Seine" depuis décision d'un Conseil municipal de 1918, ... mis en application en ... 1968 !
(En France il y 13 communes dénommées Asnières).
1899 : ouverture du Cimetierre des chiens, sur l'Ile des Ravageurs ( on désignait par "ravageur" celui qui recherche des fragments de métal dans les rivières). 1ère nécropole zoologique au monde ! on y trouve des tombes de chats, chiens , de chevaux, de singes, de colombes, de perroquets, un mouton (?) et la célèbre tombre du chien Rintintin.
1900 : Les compétitions de natation des jeux de la "SECONDE OLYMPIADE"
se déroulent à ... Asnières, dans la Seine ! ..
le "60 m sous l'eau" vaut à la France sa 1ère médaille d'or !
Ateliers d'artistes, guinguettes au bord de l'eau, canotage, natation, le dimanche, sur les berges de la seine, la journée était propice aux promenades.
Désormais, là où ces promeneurs "1900" se détendaient, se trouvent
les fameux "quais de Seine" (les parisiens savent de quoi je parle ... )qui
sont la plupart du temps bien embouteillés aux heures de pointe ...
De cet "EDEN" music- hall où Maurice Chevallier fit ses débuts sur scène, il ne reste rien,
mais ... nous avons l'ALCAZAR, "notre" cinéma !
des brasseries déjà installées depuis plus d'un siècle !
un studio-théâtre ...
un "Théâtre des voyageurs" ...
un "grand" théâtre ...
de très jolis squares ...
un kiosque à musique ...
avec un club de "Boule Parisienne" ...
où les papis du quartier se réunissent ...
(déjà en place du temps de leurs grands-pères !)
et je sens que je vais arrêter là ... pour aujourd'hui !
En faisant des recherches pour cet article , j'ai appris que la Bande à Bonnot
s'enfuyant vers Chantilly était passée par Asnières ...
qu' Henri BARBUSSSE y était né en 1873, Yves ALLEGRET (cinéaste)
en 1907, le scénariste Christophe BARRATIER en 1963 (réalisateur des "Choristes") ...
et que le footbolleur William GALLAS y est également né en 1977 !
que Madame De Gaulle (surnommée "Tante Yvonne")
a fait ses études à la célèbre école privée Ste Geneviève,
que l'actrice Sarah Bernhard y vécut 3 années, qu'en 1901 un monsieur Ernest DALTROFF rachète la parfumerie "Emilia" qui prendra ensuite le nom d'un acrobate en vogue ce l'époque : CARON, et produit ses parfums ici , etc , etc ... et sans oublier la crue de la Seine de 1910 qui fit bien des ravages en ville ...
Des célébrités habitent Asnières, mais ... chut préservons leur anonymat !
pour aujourd'hui refermons la porte ... je reviendrai vous conter, bientôt,
si vous le voulez bien, l'histoire de ma ville.
Le Pays D'Asnières (chanson de Julien Fauque et Germain Laurens) :
"Il est une rive embellie,
A deux cigares de Paris
Où le plaisir et la folie,
Montrent l'amour aux coeurs épris ;
L'on y canote avec ivresse,
L'on danse à la voix des crins-crins.
C'est le pays de l'allégresse,
Du canotage et des refrains.
refrain :
Dans le joyeux pays d'Asnières,
Gais canotiers, eh ! allez donc
Pincer avec les canotières,
Le Rigodon, Le Rigodon !
( 4 autres stophes suivent ... je n'ai la date de cette chanson, probablement écrite du temps
des déjeuners au bord de l'eau ...)
Ah oui ! j'oubliais ... ce beau jeune homme était le peintre Claude MONET
Vous avez presque toutes trouvé ! bravo !

































































